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L'exposition, c'est la quantité de lumière qui atteint le capteur — ni plus, ni moins.
L'exposition désigne la quantité totale de lumière qui atteint le capteur pendant la prise de vue. Elle se règle via trois leviers : l'ouverture du diaphragme, la vitesse d'obturation et la sensibilité ISO. On la mesure en stops (ou IL, indices de lumination) : un stop équivaut à un doublement — ou à une division par deux — de la lumière reçue. Une exposition correcte évite deux écueils : les hautes lumières cramées (zones blanches sans détail) et les ombres bouchées (zones noires sans information). Cet équilibre est ce qu'on appelle le triangle d'exposition.
Imaginons un portrait en extérieur, fin d'après-midi, lumière douce mais contrastée. Vous passez en mode A/Av (priorité ouverture) à f/2.8 pour isoler votre sujet, puis vous activez la mesure spot sur le visage : c'est lui qui doit être correctement exposé, pas le ciel derrière. Si l'image vous paraît trop sombre, vous corrigez avec la compensation d'exposition à +0,7 IL. En mode S/Tv (priorité vitesse), vous fixez la vitesse pour figer un mouvement et laissez le boîtier choisir l'ouverture. En M (manuel), vous pilotez les trois paramètres vous-même. Tout repose sur le triangle d'exposition.
Tout-auto en scène contrastée. Contre-jour, néons, fenêtre derrière le sujet : la cellule moyenne le tout et sort un visage cramé ou bouché. Reprenez la main avec la mesure spot ou la compensation d'exposition.
Ignorer l'histogramme. L'écran arrière ment, surtout en plein soleil. Si vous ne vérifiez pas l'histogramme à la prise de vue, vous découvrez les zones cramées en post-traitement, quand il est déjà trop tard pour récupérer le détail.
Focalis-X lit les données EXIF (ouverture, vitesse, ISO, compensation), analyse l'histogramme de l'image et détecte automatiquement le clipping dans les hautes lumières comme dans les ombres. Vous obtenez un score d'exposition, les zones problématiques cartographiées, et des pistes concrètes de correction. Analyser une photo →
Regardez l'histogramme : un pic collé à droite signale des hautes lumières cramées (surexposition), un pic collé à gauche indique des ombres bouchées (sous-exposition). L'idéal est une distribution étalée sur toute la largeur, sans empilement contre les bords. La plupart des boîtiers proposent aussi le clignotement des zones cramées en lecture, très utile sur le terrain.
En numérique, on a longtemps recommandé de surexposer légèrement pour préserver le rapport signal/bruit (technique ETTR, expose to the right). Mais sur les capteurs modernes, mieux vaut éviter le clipping côté hautes lumières : un détail cramé est définitivement perdu, alors qu'une ombre légèrement sous-exposée se récupère bien en post-traitement.
En vidéo, la vitesse d'obturation est contrainte par la cadence (règle des 180° : 1/50 s à 25 fps). Vous jouez donc d'abord sur l'ISO et l'ouverture, et utilisez des filtres ND en extérieur si vous voulez garder une faible profondeur de champ. Verrouillez l'exposition (AE-Lock) pour éviter les variations brutales pendant le mouvement.
Rédigé par L'équipe Focalis