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LEXIQUE PHOTO
Les termes techniques de la photographie expliqués simplement. De l'exposition à la règle des tiers, tout ce qu'il faut savoir pour comprendre vos analyses Focalis.
Quantité de lumière qui atteint le capteur, mesurée en stops (IL). Réglée par 3 leviers — ouverture, vitesse d'obturation, ISO — un stop équivaut à doubler ou diviser par deux la lumière reçue.
Réglage optique qui place le plan focal sur un point précis de la scène. Géré par autofocus (phase, contraste, hybride, Eye-AF) ou manuel ; la zone nette dépend ensuite de l'ouverture, de la focale et de la distance.
Réglage qui corrige la dominante colorée liée à la source lumineuse. Un mauvais réglage donne des teintes trop chaudes (orangées) ou trop froides (bleutées).
Grain parasite visible sur l'image, surtout dans les zones sombres. Il apparaît principalement avec des ISO élevés ou une longue exposition. On distingue le bruit de luminance (grain) et de chrominance (taches colorées).
Période d'environ une heure après le lever et avant le coucher du soleil, lumière chaude (3000–4000 K) et rasante qui modèle les volumes et étire les ombres. Fenêtre courte, la plus flatteuse pour portraits et paysages.
Fenêtre crépusculaire de 20–40 minutes après le coucher ou avant le lever du soleil (entre -4° et -8° sous l'horizon), où le ciel prend une dominante cobalt et où lumières urbaines et naturelles cohabitent.
Lumière issue d'une source ponctuelle ou apparemment ponctuelle (soleil de midi, flash nu, spot non diffusé). Ombres tranchantes, transitions abruptes, hautes lumières spéculaires marquées. Outil de graphisme et de caractère.
Lumière issue d'une source apparente large (ciel couvert, fenêtre nord, softbox, paroi blanche). Ombres diffuses et progressives, transitions tonales graduelles. Outil de modelé et de douceur.
Source de lumière placée derrière le sujet, opposée à la caméra. Crée silhouettes, liserés lumineux (rim light) et halos atmosphériques. Outil narratif puissant, exigeant en mesure d'exposition.
Schéma de portrait à source unique placée à 45° au-dessus et 45° de côté, créant un triangle lumineux sur la joue opposée à la source. Signature des autoportraits de Rembrandt (1606-1669).
Principe de composition qui divise l'image en 9 zones égales avec 2 lignes horizontales et 2 verticales. Placer les éléments importants sur ces lignes ou à leurs intersections crée une image plus dynamique et équilibrée.
Lignes naturelles ou architecturales dans l'image qui guident le regard du spectateur vers le sujet principal. Elles créent de la profondeur et du mouvement : routes, clôtures, rivières, ombres...
Rapport mathématique φ ≈ 1,618 utilisé en composition pour découper le cadre en zones harmonieuses. Cousin simplifié dans la règle des tiers, il guide le placement du sujet et des lignes de force.
Sensation qu'une image « tient » — que le regard ne glisse pas inexorablement d'un côté du cadre. Affaire de perception avant d'être de géométrie : un petit détail très contrasté peut équilibrer une moitié entière de ciel clair.
Zones vides — ou perçues comme vides — qui entourent le sujet : ciel uniforme, mur lisse, brouillard, flou. C'est un choix d'intention sur ce qui n'est pas là, pas un constat sur ce qui manque.
Point théorique où convergent les lignes parallèles d'un sujet en perspective. Il structure l'effet de profondeur et hérite de la perspective géométrique de Brunelleschi (années 1420) et Alberti (De Pictura, 1435).
Technique compositionnelle qui utilise un élément architectural ou naturel — porte, arche, fenêtre, branches — comme cadre secondaire enfermant le sujet. Elle hiérarchise, contextualise et profondifie en un seul geste.
Correspondance régulière entre les éléments d'une image autour d'un axe ou d'un centre. On distingue la symétrie bilatérale, radiale et de réflexion. Outil de stabilité et de monumentalité.
Grille de composition diagonale : une diagonale d'angle à angle, deux perpendiculaires depuis les coins opposés, et quatre points forts disposés en biais. Idéal pour les scènes obliques.
Présence de motifs identiques ou quasi-identiques (répétition) et cadence visuelle qu'ils produisent (rythme). La rupture du motif crée un point focal d'une efficacité redoutable.
Sensation de tridimensionnalité dans une photo. Elle est obtenue en utilisant des plans successifs (premier plan, sujet, arrière-plan), la perspective ou la profondeur de champ.
Combinaison équilibrée de couleurs dans l'image. Les harmonies complémentaires (couleurs opposées sur le cercle chromatique), analogues (couleurs voisines) ou monochromatiques contribuent à l'ambiance de la photo.
Objets ou détails indésirables qui détournent l'attention du sujet principal : fils électriques, personnes en arrière-plan, reflets, éléments coupés au bord du cadre.
Diamètre de l'ouverture du diaphragme de l'objectif, exprimé en f/. Un petit nombre (f/1.8) = grande ouverture = plus de lumière et faible profondeur de champ (arrière-plan flou). Un grand nombre (f/16) = petite ouverture = moins de lumière et grande profondeur de champ (tout net).
Sensibilité du capteur à la lumière. Un ISO bas (100-400) donne une image propre mais nécessite plus de lumière. Un ISO élevé (1600+) permet de photographier dans l'obscurité mais introduit du bruit numérique.
Durée pendant laquelle le capteur est exposé à la lumière. Une vitesse rapide (1/1000s) fige le mouvement. Une vitesse lente (1/30s ou moins) peut créer du flou de mouvement, utile pour les cascades ou le light painting.
Distance optique de l'objectif exprimée en mm. Un grand-angle (< 35mm) capture un champ large avec de la distorsion. Un téléobjectif (> 85mm) compresse la perspective et rapproche les sujets lointains. La focale standard (50mm) se rapproche de la vision humaine.
Zone de netteté acceptable autour du plan de mise au point. Trois facteurs : ouverture, distance, focale. Outil clé pour isoler un sujet ou tout garder net en paysage.
Qualité esthétique du flou d'arrière-plan (≠ profondeur de champ qui mesure la quantité). Mot japonais ボケ popularisé en 1997. Dépend du nombre de lamelles du diaphragme et de la construction optique.
Système de trois variables (ouverture, vitesse, ISO) qui ensemble déterminent l'exposition. Modifier l'une d'un stop oblige à compenser sur les deux autres pour conserver la même quantité de lumière.
Distance de mise au point à laquelle la profondeur de champ s'étend de la moitié de cette distance jusqu'à l'infini. Outil clé du paysage et du zone-focusing en street.
Graphique statistique où l'axe X code les niveaux de luminance (0 noir → 255 blanc) et l'axe Y le nombre de pixels. Outil objectif d'évaluation de l'exposition, plus fiable que l'écran arrière.
Orientation horizontale (paysage, largeur > hauteur) ou verticale (portrait, hauteur > largeur). Choix dicté par la composition et l'intention, pas par le sujet.
Découpage d'une portion rectangulaire du fichier original en post-production. Gain compositionnel contre perte de pixels. Outil de seconde chance, pas substitut au cadrage à la prise de vue.
Rapport entre largeur et hauteur d'une image. 3:2 (héritage Leica 1925), 4:3 (smartphones, MFT), 1:1 (Hasselblad, Instagram), 16:9 (cinéma), 4:5 (portrait Instagram), 9:16 (Reels), 65:24 (Xpan).
Genre dont le sujet principal est une personne, capturant traits et caractère. Sous-genres : portrait posé (Avedon, Penn), environnemental (Newman, Leibovitz), documentaire (Lange Migrant Mother 1936), street (Vivian Maier).
Genre dont le sujet est l'environnement (naturel ou urbain) étalé dans la profondeur. Sous-genres : classique (Ansel Adams Yosemite 1927, Group f/64), intime (Caponigro), cityscape (Gursky Rhein II 1999), minimaliste (Kenna).
Photographie spontanée d'instants ordinaires dans l'espace public. Pères : Cartier-Bresson (Saint-Lazare 1932, instant décisif), Doisneau, Winogrand, Vivian Maier (révélée 2007), Daido Moriyama.
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